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Les Cordées de la Réussite

Les cordées de la réussite

 

Qu’est-ce que les Cordées de la Réussite ?

L’expression « cordées de la réussite » désigne des partenariats, mis en place entre un ou plusieurs établissements d’enseignement supérieur (grandes écoles, universités), d’une part, des lycées à classes préparatoires et des lycées ou collèges d’autre part, qui ont pour objectif de promouvoir l’égalité des chances et la réussite des jeunes face à l’entrée dans l’enseignement supérieur, et notamment dans des filières d’excellence.

Notre cordée a été lancée en décembre 2008, grâce au dynamisme d’une vingtaine d’anciens élèves du Lycée Sainte‐Geneviève, étudiants à l’École Centrale de Paris. Elle est baptisée « la Cordée Édouard‐Michelin » .

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Les organisateurs de la cordée

La cordée Édouard-Michelin en quelques chiffres

- 1 tête de cordée : l’École Centrale de Paris
- 1 lycée de classes préparatoires : le Lycée Sainte‐Geneviève à Versailles
- 3 lycées sources : le Lycée Charles Péguy à Bobigny, le Lycée Charles‐Péguy à Paris XIème et le Lycée Henri‐Matisse à Montreuil
- 129 élèves : en Premières S et en Terminale S
- une vingtaine d’ étudiants à Centrale, anciens du Lycée Sainte‐Geneviève, auxquels se sont joints d’autres centraliens.

La cordée Edouard-Michelin… pourquoi ?

L’action part du constat qu’il existe trois freins essentiels qui empêchent les élèves brillants des quartiers situés en zone urbaine sensible de s’engager dans les filières d’excellence, en particulier les classes préparatoires : un frein socio‐culturel, un frein scolaire et un frein financier.

  • Le frein socio-culturel : L’exemple des parents, l’influence de l’entourage, un niveau de culture générale limité à des connaissances acquises au lycée… sont autant de facteurs qui poussent les élèves à l’autocensure. Il s’agit donc, pour nous, de « désacraliser » la prépa et d’ouvrir ces élèves à d’autres horizons culturels. Les extraire – ne serait‐ce que pour quelques heures – de leur cocon social et familial, est une première étape.
  • Le frein scolaire : Dans ces milieux sociaux, la réussite scolaire est parfois un tabou, voire même une honte. Certains élèves refusent d’admettre qu’ils sont bons et qu’ils sont capables de bien réussir, parce qu’ils ont peur d’être mal perçus par leurs camarades. Ils ont un réel potentiel qu’ils exploitent peu ou pas, tout simplement parce que personne n’a cherché à les « tirer vers le haut », à stimuler leur intelligence.
  • Le frein financier : Un bon nombre d’élèves qui participent à notre cordée sont issus de milieux très modestes. Il est inconcevable qu’un élève renonce à ses études pour des raisons financières. Nous avons le devoir de les rassurer quant au financement de leurs études supérieures dans les filières d’excellence.

La cordée Édouard-Michelin… concrètement, c’est quoi ?

Notre action se divise en cinq volets :

  • des ateliers dʹapprofondissement scolaire : l’objectif est de (re)donner aux élèves du goût pour les sciences, leur montrer comment certains phénomènes physiques peuvent être interprétés à partir de aisonnements scientifiques et leur transmettre des méthodes et des techniques de réflexion autour d’un problème.
  • des activités dʹouverture culturelle et scientifique : d’une part, nous organisons des sorties au théâtre, à l’opéra et au palais de la découverte, ainsi que des ateliers interactifs de culture générale et scientifique. D’autre part, étant conscients de l’importance de la communication orale dans les études supérieures, nous consacrons certains de nos ateliers à des exercices de communication et d’expression orale, animés par des professionnels.
  • des interventions ponctuelles : un de nos devoirs est également d’informer sur les métiers d’ingénieur et sur les opportunités dans une telle carrière, ainsi que sur les besoins en ingénieur en France.
  • du tutorat/parrainage pour un suivi plus personnalisé des élèves : un accompagnement individuel de chaque élève dans ses choix d’orientation post‐bac et professionnelle est indispensable pour la réussite de chacun de ces élèves.
  • du financement : il s’agit non seulement d’assurer les frais des diverses activités de la Cordée et de son fonctionnement, ainsi que le financement des éventuels projets (stages linguistiques en Angleterre, stage ouvrier…), mais aussi de décerner des « bourses d’honneur » pour les futurs préparationnaires.

Une leçon de générosité et d’ouverture

« Boursier de l’Etat français, j’ai beaucoup reçu. C’est bien que je puisse donner. La devise de Ginette, c’est servir. Même après l’avoir quittée, je continue ainsi à servir. Cette expérience est une grande leçon de gratuité, de générosité et d’ouverture. Le terme de cordée est significatif. Il s’agit de tirer ces jeunes vers le haut. Nous avons cassé l’ambiance qui tendait à stigmatiser ceux qui se montraient motivés par les études supérieures. Dans un lycée, le nombre de dossiers déposés pour des prépas parisiennes a augmenté. Pour nous, c’est une première réussite. Et puis c’est passionnant de voir la réactivité, les capacités et les qualités de réflexion des élèves. Les réactions sur leurs visages suffisent pour nous rendre heureux. Quand on finit une séance le samedi, on ressent une joie interne qui n’est pas la même que si on avait fait la grasse matinée. »

Ibrahim Nehmé, ancien élève de Ginette, responsable de la Cordée Edouard Michelin, tout en préparant un double diplôme à l’Ecole Centrale et à l’Ecole supérieure de commerce de Paris.

Ci-dessous se trouve un dossier de presse du MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE sur les cordées de la réussite.

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Dossier cordées de la réussite
Dossier de presse du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche