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Un peu d'histoire

C’est en avril 1854 que l’École naît à Paris sur la montagne Sainte-Geneviève, rue des Postes, à la place du noviciat des Jésuites. La loi Falloux permettant, depuis 1850, la création d’un enseignement catholique secondaire, le Supérieur Général de la Compagnie de Jésus autorise l’ouverture de classes préparatoires pour Saint-Cyr, Polytechnique et Centrale. L’année s’ouvre avec 48 élèves. Transformée en caserne en 1870-1871, l’École croît peu à peu. Jusqu’en 1879, l’enseignement et la direction sont assurés par les seuls Jésuites. À cette date, l’interdiction faite aux membres de « toute congrégation non autorisée » de vivre en communauté menace l’école de fermeture. La continuité est alors assurée par des laïcs et des prêtres diocésains.
 
En 1913, par suite des lois sur l’enseignement privé, l’École doit abandonner ses locaux confisqués, et déménage à Versailles, rue de la Vieille Église, dans la propriété dite « du Grand Montreuil ». La propriété des sœurs du Cénacle, qui appartenait autrefois à Joséphine-Louise de Savoie, épouse du Comte de Provence (futur roi Louis XVIII) est inoccupée depuis deux ans à cause du bannissement des congrégations religieuses de France.
 
Cette propriété comporte alors le bâtiment Notre-Dame, la chapelle et le bâtiment Saint-François Régis, situés près du « Pavillon Madame », ancienne résidence de la Comtesse. Il faut construire en un temps record le bâtiment Sainte-Geneviève pour pouvoir accueillir tous les internes, logés non plus seulement en dortoirs, mais également en chambres doubles ou individuelles, suivant le vœu du directeur de l’époque, M. Mativet.
 
Lors de la Première Guerre Mondiale, l’École est transformée en hôpital militaire et accueille les étudiants de l’Institut Catholique d’Arts et Métiers de Lille. Après la guerre, la loi anticléricale qui avait abouti à l’expulsion des jésuites de l’École s’assouplit, et les pères jésuites en reprennent la direction. Durant la Seconde Guerre Mondiale, la scolarité est perturbée par les actions de la police allemande et les convocations pour le STO.
 
En 1953, la rue de la Vieille Église est rebaptisée rue de l’École des Postes, en souvenir des origines de l’École.
 
La fin des guerres de décolonisation marque un tournant décisif dans la vocation de l’École. De moins en moins d’élèves se destinent à la carrière militaire. Les prépas Corniche (Saint-Cyr) et Flotte (Navale) disparaissent à la fin des années 1960. Parallèlement, la direction, appuyée par les élèves, définit à partir de 1964 les règles de coresponsabilité, qui révolutionnent la vie de l’École. Tous les acteurs de la communauté éducative participent aux charges de la vie commune. L’École s’ouvre à la mixité en 1969, avec une première fille en Agro, dont le prénom, Élisabeth, est donné quelques années plus tard au nouveau bâtiment d’internat féminin. La direction de l’établissement est transmise à des laïcs en 2000.
 
De nombreuses constructions sont érigées au fil du temps afin de satisfaire les besoins pédagogiques nouveaux et d’accueillir un nombre toujours croissant d’étudiants (ils sont aujourd’hui 875, tous internes) :

  • Saint-Joseph en 1934, surélevé en 1958
  • Saint-Michel en 1970
  • Élisabeth en 1980
  • Charles de Foucauld en 2004
  • Pierre Ceyrac en 2013

 
L’important programme de modernisation des bâtiments qui s’achève permet d’offrir aux étudiants d’aujourd’hui des conditions d’étude optimales.

Parmi les anciens de "Ginette", on peut citer :

  • Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), explorateur de la rive droite du fleuve Congo
  • Hubert Lyautey (1854-1934), maréchal de France
  • le Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), explorateur et religieux français
  • Fulgence Bienvenuë (1852-1936), ingénieur, père du métro
  • Pierre Termier (1859-1930), géologue
  • Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), maréchal de France
  • Antoine Béthouart (1889-1982), Compagnon de la Libération
  • Henry de Bournazel (1898-1933), capitaine de Spahis et héros de l’épopée coloniale
  • Philippe de Hautecloque (1902-1947), résistant et maréchal de France (le maréchal Leclerc)
  • Yves du Manoir (1904-1928), capitaine de l’Equipe de France de Rugby, qui donna son nom à un challenge
  • Pierre Segrétain (1909-1950), commandant du BEP
  • Alain de Boissieu (1914-2006), Compagnon de la Libération et général d’armée
  • Tom Morel (1915-1944), héros de la Résistance
  • Albert Jacquard (né en 1925), statisticien, généticien
  • Jean-François Deniau (1928-2007), homme politique, écrivain, ambassadeur et membre de l’Académie française.
  • Bernard Fresson (1931-2002), acteur de cinéma
  • Xavier Le Pichon (né en 1937), géodynamicien, professeur au Collège de France, membre de l’Académie des sciences (France)
  • Pierre Gadonneix (né en 1943), président d’Électricité de France
  • Jean Louis Battet (né en 1944), amiral, ancien chef d’état major de la marine
  • Louis Gallois (né en 1944), président de la Société nationale des chemins de fer français puis d’EADS et d’Airbus
  • Ivar Ekeland (né en 1944), mathématicien français
  • Marc Tessier (né en 1946), ancien président de France Télévision
  • Jean-Martin Folz (né en 1947), ancien président de PSA Peugeot Citroën
  • Bernard Ramanantsoa (né en 1948), Directeur Général d’Hautes études commerciales (Paris)
  • Philippe Lagayette, président de la Fondation de France
  • Xavier Fontanet, ancien président d’Essilor
  • Jean-Marie Petitclerc (né en 1953), éducateur spécialisé, écrivain et prêtre salésien, expert des questions d’éducation dans les zones sensibles
  • Philippe Varin, Président de PSA Peugeot Citroën
  • Benoît Potier (né en 1957), Président Directeur Général de Air liquide
  • Hubert Sagnières, président d’Essilor
  • Mac Lesggy (né en 1962), journaliste scientifique
  • Édouard Michelin (1963-2006) (1963-2006), dirigeant de Michelin
  • Stanislas Dehaene, mathématicien et cognitiviste, professeur au Collège de France, membre de l’Académie des sciences
  • Valérie Pécresse, députée des Yvelines, ancien ministre

 
Une amicale d’anciens élèves, très active, a été créée en 1875.